Estelle Kueny : « Tout est possible »
Estelle Kueny, confiante en l'avenir. Archives Darek Szuster
Les féminines du FC Mulhouse (N3) ont réalisé une très belle performance ce week-end en venant à bout, chez elles, du leader nancéien (66-46). Estelle Kueny, l'une des joueuses, revient sur cette victoire, la septième de la saison.
Il y a quelques semaines, vous aviez déjà battu un précédent leader, le CSL Dijon : y avez-vous pensé au moment d'affronter le Sluc Nancy ?
Oui, en nous disant que tout est possible, même quand on n'a pas la faveur des pronostics, à partir du moment où on se bat du début à la fin. Nous avions déjà fait tomber le premier de la classe, pourquoi ne serions-nous pas capables d'en accrocher un autre à notre tableau de chasse, surtout dans notre salle ? Nous étions particulièrement motivées, comme on peut l'être dans ce cas de figure, mais aussi très sereines. Nous ne nous sommes pas mis de stress supplémentaire sur les épaules. Nous avions juste envie de bien faire.
Mais vous avez dû vous battre jusqu'au bout...
Effectivement. Dans le premier quart temps, nous avons marqué nos huit premiers points sur contre-attaque. Mais ensuite, peut-être parce que nous nous sommes laissées impressionner et marcher sur les pieds, nous n'avons plus été capables de mettre notre jeu en place. Il faut dire aussi que le Sluc Nancy a une défense qui accroche beaucoup et qui nous a quelque peu surprises... Nous avons réussi à nous reprendre dans le deuxième acte et nous avons rejoint les vestiaires avec deux points d'avance. Dans le troisième quart temps, nous avons pris le large en retrouvant une certaine réussite aussi bien dans le jeu placé qu'en contre-attaque, et nous avons pris une douzaine de points que nous avons gérés sans trop de difficulté jusqu'au coup de sifflet final.
Vous vous retrouvez pour la première fois de la saison dans le trio de tête : cela vous surprend ?
Disons que nous sommes dans une poule assez bizarre avec pas mal de surprises... Nous ne pensions pas forcément nous retrouver à la deuxième place - à égalité de points avec Le Creusot, la SIG II et le CSL Dijon - d'autant que Stéphanie Lisi, blessée, est toujours absente, ce qui ne nous facilite pas les choses, parce qu'elle est un véritable leader au sein du groupe. Nous visions plutôt le milieu de tableau. Mais nous sommes une bonne petite équipe, et nous sommes ravies d'en être là pour le moment !
Ce classement vous donne-t-il des idées ?
Pour viser plus haut ? Nous n'en avons pas réellement parlé. Mais cela ne fait pas partie de nos objectifs.
Comment abordez-vous la suite de la saison, alors qu'il ne vous reste plus d'un match, à la SIG II, pour boucler le cycle aller ?
Avec optimisme ! Surtout si Stéphanie revient rapidement. Pour le moment, nous n'avons que trois défaites en dix matches, ce qui est plutôt encourageant. D'autant que nous aurions pu en éviter deux, à Wihr, où nous avons complètement déjoué, et aux Libellules Strasbourg, où nous avons très mal entamé les débats. Du coup, je crois que notre bilan est très positif pour le moment.
Propos recueillis par S.P.


